Le contexte
Le son que produit un robot compagnon n'est pas un habillage : il constitue une part directe de l'expérience utilisateur. C'est par lui que l'objet signale son état, son attention, sa compréhension, et c'est par lui qu'il devient attachant ou inquiétant.
Avant de composer, il fallait comprendre ce qu'est cet objet et comment les personnes réagissent face à lui. AtooMedia dispose d'une expertise spécifique sur ce terrain : Alain Goudey a fondé un institut de recherche dédié à l'interaction entre le consommateur et les objets intelligents (Institut de Recherche Smart Products & Consumption).
Ce que nous avons fait
Nous avons exploré plusieurs grammaires sonores en parallèle, volontairement contrastées, pour rendre l'arbitrage possible :
- des logiques de bruitages simples, fonctionnels et non signifiants ;
- une grammaire bruitée expressive, dans l'esprit de R2-D2 ;
- une voix de synthèse, testée à différentes hauteurs ;
- une voix humanisée.
Chaque piste répond à une question de fond différente : le robot doit-il être perçu comme un outil, comme un personnage ou comme un interlocuteur ?
Ce que ce projet nous apprend
Sur un objet connecté, le design sonore se décide très tôt, au même moment que l'ergonomie, pas après. Les projets qui traitent le son en fin de développement héritent de contraintes matérielles (haut-parleur, latence, niveau de sortie) qui limitent ce qu'il est encore possible de faire ressentir.


